SEPTIEME DIMANCHE TEMPS ORDINAIRE
ANNEE B
Une guérison inattendue
J’AIME LA LIBERTÉ DE JÉSUS face à une situation aussi insolite qu’inattendue ! Imaginez un instant : un dimanche, au beau milieu de l’homélie, un brancard descend du toit béant de l’édifice… un vent de panique traverse l’assistance. Certains crient au scandale, tandis que d’autres fuient, colportant le bruit d’un attentat… Même si les terrasses des maisons de Capharnaüm étaient plus faciles à éventrer que nos églises, il n’en reste pas moins vrai que le Fils de l’homme échappe à nos stéréotypes ! Il se moque des moyens mis en oeuvre pour le rejoindre. La foi seule a du prix à ses yeux, une foi capable de soulever les faîtages des maisons pour aider un ami malade à tenter sa chance. Le Bon Pasteur s’émerveille devant cette brebis perdue tombée du ciel ! Il voit fondre ses nombreux péchés au soleil de la confiance recouvrée. Alors, dans un débordement de miséricorde, il offre le pardon. Son amour réveille l’âme de cet homme qui gisait dans un coin de son être, oubliée, mangée par les mites, moisie. Éperdue de joie, elle se redresse, esquisse un pas de danse. Morte, elle est revenue à la vie. Les scribes ne s’y trompent pas : Dieu seul peut absoudre les péchés ; ce puissant jeune homme serait-il un imposteur? Pour vaincre la dureté de leurs coeurs, Jésus donne une visibilité au miracle qu’il vient d’accomplir : « Je te l’ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. » Cette guérison l’atteste, le Fils bien-aimé du Père est la Vie répandue par Dieu sur les terres stériles de nos âmes, ankylosées par le péché. « Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez-vous pas ? »
dernière mise à jour 18.02.2012